Croissance organique des entreprises

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dernière mise à jour faite par Thomas EGLI.

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Les organes, ne se reproduisent pas, mais ils grandissent, par l’intermédiaire de la reproduction cellulaire. Si nous comparons la succession cellule - organe - organisme à la succession individu - service - entreprise, nous comprendrons aisément que les services ne se reproduisent pas non plus. En effet, si le service de l’entreprise peut grandir, en recrutant un nouveau membre, il ne crée pas, en dehors du cas d’une reproduction asexuée, un nouveau petit service identique à lui-même.

Le parallèle organe - service en terme de croissance va plus loin. Lorsque l’organe acquiert de nouvelles cellules, elles se divisent en son sein, et sont spécifiques à la fonction qu’elles doivent remplir. Mais l’organe n’a pas la possibilité de grandir de la sorte si le corps n’en a pas besoin dans sa globalité. Et ce sont des organes spécifiques qui remplissent le rôle de régulateur dans ce domaine. Voici encore un cas stratégique où le cerveau n’intervient pas. Ainsi, dans une entreprise, le service procède au recrutement dont il a réellement besoin pour satisfaire les besoins de l’organisation dans sa globalité, et sélectionne dans ce cadre une personne qui convient à l’action à mener - de la même façon que les cellules sont spécifiques - mais ne pourra le faire qu’en total accord avec :

-  le service des ressources humaines, qui joue le rôle de régulation interne et qui apporte en même temps son savoir-faire en la matière de recrutement et de sélection

-  le service de gestion, qui a estimé les potentialités et les besoins en croissance des autres services. Il l’aura bien entendu fait en ayant pris en compte le cas réel de chacun des services de l’organisation.

Cette description nous donne à penser que si nous désirons qu’une organisation soit efficace, nous devons lui permettre de diffuser le savoir-faire de son service des ressources humaines au sein de tous les autres, et de n’y conserver que le travail de veille en matière de nouvelles techniques de communication, d’administration, etc... ainsi que la formation des membres des autres services à ces techniques et la régulation des recrutements et des débauches décidées par le service de gestion. En effet, dans un organisme vivant, les organes ont accès naturellement à cette information qui est le fruit d’une coopération de l’ensemble du corps. Il faudra arriver en pratique à donner à certaines activités de la direction des ressources humaines le même statut que celui des cercles qualité. Si chaque service a accès naturellement aux méthodes de gestion de carrière, de comportement et de management multiculturel, cela permet aussi de mieux gérer les relations humaines. Que de bénéfices pour l’organisation !

Attention aux actes égoïstes :

Par ailleurs - certains présidents d’entreprise arrivent déjà à se comporter de la sorte, mais cette pratique n’est de loin pas encore généralisée - la décision de recruter un nouveau membre doit venir du service lui-même, et la ou le dirigeant de l’entreprise n’a à aucun moment son mot à dire. Ceci d’autant plus que si elle ou il doit pour son propre service, recruter une nouvelle personne, il devra se comporter de la même façon que les autres services, comme indiqué plus haut. C’est bien en accord avec le service de gestion, et régulée par la direction des ressources humaines que cette décision doit être prise. Dans le corps humain en effet, le cerveau ne peut grandir que si les régulations de l’ensemble de l’organisme le permettent. Et si nous observions dans le cerveau une excroissance de cellules "recrutées" malgré tout, nous appellerions cela une lignée cellulaire égoïste : un cancer.

Lorsque au sein du service de direction, un responsable d’entreprise s’obstine à vouloir bénéficier de privilèges non nécessaires au projet de l’entreprise (plus d’assistants, véhicules de plus grande valeur...), il fait acte de métastase.

Couches fonctionnelles :

Une des règles de base de l’évolution biologique est aussi la stratification des structures et des fonctions. Il convient de faire croître les systèmes complexes par empilement. Si un sous-ensemble donne satisfaction, la couche supérieure est construite sur cette base.

Une auto-régulation, par rétro-actions et retro-contrôles permet de réussir au jour le jour cette évolution.