Une structure de croissance efficace est une structure qui sait faire coévoluer les personnes, les systèmes et les réseaux. Les relations qui s’établissent dans le cadre d’une coévolution entre individus, services et organisations favorisent les adaptations mutuelles de structures et de fonctions. L’ajustement et la régulation des évolutions par une meilleure connaissance de la dynamique des systèmes, ainsi que la synchronisation et la coordination des opérations, créent des conditions favorables à une coévolution.
Pour cette raison, il est important qu’une organisation, même si elle a pour objectif un très grand impact, commence à un stade efficace certes, mais encore très malléable et abordable. L’œuf de cygne se destine à devenir cygne, mais il commence par le stade de l’œuf. Cette remarque de bon sens ne devra pas détourner le créateur d’entreprise de cet important état de fait : pour le bien de son projet, l’évolution doit pouvoir se faire selon des stades réguliers et en prenant en compte toutes les parties mises en jeu.
Nous pouvons observer dans la nature de très nombreux modes de groupements coordonnés, rappelant la diversité des affectio societatis existant chez les hommes : groupement d’abris, de migrations... Chez les vertébrés, nous distinguons les groupements élémentaires, comme des rassemblements temporaires décidés par l’environnement extérieur (rassemblement pour l’hiver) ou simples et récurrents, comme la constitution des bancs de poissons). Les "sociétés coloniales", comme nous les appelons, sont avant tout la forme visible de territoires individuels plus ou moins contigus. Les "sociétés vraies", dont les hommes font partie, sont très souvent construites autour d’une famille de base (monoparentale, monogame, polygame ou eusociale...).
L’entreprise a intérêt à prendre en compte ce mode de construction dynamique et à suivre les grandes règles qui en découlent. Bien entendu, il lui faudra être attentive au choix et à la gestion du schéma choisit.