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Dans un contexte environnemental donné, les divers individus d’une même espèce n’ont pas nécessairement la même capacité d’adaptation. Les différences peuvent être telles que certains d’entre eux n’ont qu’une très faible probabilité de pouvoir atteindre la maturité sexuelle ou, s’ils l’atteignent, de se reproduire effectivement. Evidemment, des phénomènes aléatoires peuvent éliminer certains individus dans une population. Mais sinon, tout individu est en quelque sorte testé en permanence au travers des interactions qui l’insèrent dans son environnement physico-chimique et biologique. Il en résulte un "tri" des individus qui n’accèdent pas tous à la transmission du patrimoine génétique d’une génération à l’autre : tel est le mécanisme de base de la sélection naturelle. Ce phénomène est vraisemblablement celui qui est le plus impliqué dans les processus de spécialisation, donc d’accroissement du nombre d’espèces différentes.
Ainsi, si la sélection naturelle est à l’origine de la disparition des individus ou des sociétés mésadaptatives, elle est aussi à la source de la biodiversité. Et la biodiversité est elle-même à la source des innombrables possibilités d’organisation et d’adaptation qui s’offrent à nous par le biais de l’observation du vivant.
L’adaptabilité, c’est avoir la diversité en son sein, pour pouvoir répondre à tout changement (ex. des anticorps), et/ou pouvoir muter (ex. des insectes qui s’habituent à leur nouvel environnement).
L’intérêt d’un organisme ou d’une organisation est donc en quelque sorte d’avoir les réponses aux problèmes avant qu’ils ne se posent et plus encore, d’être une organisation qui permet naturellement et sans efforts d’accompagner le changement...
Il arrive aussi très souvent dans le cas des sociétés animales que les individus adaptent leur comportement personnel en vue de la survie du groupe dont ils font partie. Ainsi, les termites creuseront leurs galeries différemment en fonction de l’environnement extérieur, afin de permettre à toute la colonie de survivre