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Comme nous le voyons sur cette fiche, les être humains étant des organismes constitués d’organes et constituant des sociétés, ils sont tout à fait logiquement situés exactement au même niveau systémique que les autres animaux ou que les plantes.
Ainsi, et même si cela part d’un bon sentiment, certains auteurs comme J. De Rosnay font preuve d’une formidable erreur d’échelle en proposant aux hommes d’entrer en relation symbiotique avec la Terre. Vanité ! La Terre est située à plusieurs niveaux systémiques au-dessus des hommes ! Tout au plus pourrions-nous parler de relation endosymbiotique (l’Homme dans Gaïa). Mais le schéma proposé reste faux, car une symbiose implique que si l’un des deux disparaît, l’autre aussi. Et il est vain de croire que la Terre serait détruite si l’homme disparaissait. La Terre survivrait à l’homme sans aucun doute.
Il n’est pas question de souhaiter la disparition de l’être humain pour autant. Peut-être pouvons-nous alors proposer le schéma d’une coopération interspécifique entre la Terre et l’Homme. Mais je pense qu’il est encore plus juste de parler de relation "écosystémiques". Aux vues des relations que nous observons entre les membres de la tourbière, nous pouvons aisément concevoir l’homme comme membre d’un ensemble particulièrement vaste, et pouvant établir, à la différence d’une relation symbiotique, un nombre formidable de relations avec les autres systèmes vivants de la planète.
Observer le monde nous pousse à l’humilité, sans nous y forcer. Et il n’y a aucune honte ni sentiment désagréable à avoir... Mieux se connaître dans son indissociabilité permet en s’acceptant tel que l’on est naturellement, de mieux réussir tout ce que l’on entreprend dans le monde.
Nous sommes animal et moral à la fois, nous sommes physique, émotionnel, mental et spirituel indissociablement, et en avoir pleinement conscience permet de mener ses projets à bien.